Doit-on être en couple pour être heureux?

Dans la société, tout concorde pour donner l’impression que le bonheur passe nécessairement par le couple. Nous n’avons qu’à constater le nombre de films d’amour qui ont fait recette depuis que le cinéma existe et le succès des maisons d’édition de livres à l’eau de rose!

Malgré le fait que plus d’une histoire de couple sur deux se termine par une rupture, la fréquence de la destruction causée de la violence conjugale et le fait que la plupart d’entre nous avons vécu une ou plusieurs peines d’amour, sans compter les déceptions amoureuses, le couple reste l’idéal à vivre. Ça se vérifie facilement avec l’explosion du nombre des sites de rencontres.

Ne dit-on pas ma « moitié » en désignant notre partenaire de vie? Si nous sommes convaincues que seule nous sommes incomplet, c’est évidemment l’autre moitié qui nous apportera tout ce qui nous manque pour que nous nous sentions entière, nous épanouira et nous donnera enfin le bonheur auquel nous aspirons.

Et si nous étions convaincus d’être des êtres complets, épanouis qui n’ont pas BESOIN de l’autre ou de son opinion sur soi? Si nous étions persuadés que le lien qui nous unit à l’autre devrait nécessairement rendre notre vie plus agréable, ne serait-ce pas plus facile de mettre fin à une relation malsaine, insatisfaisante où la partie agréable est minime?

Dans notre monde de surconsommation, nous ne savons plus faire la différence entre besoin et plaisir. Si je suis consciente que ma relation avec mon partenaire présente davantage d’inconvénients que d’avantages, comme ce n’est pas un besoin, j’aurai moins de difficultés à voir que la rupture est moins pire que le peu de plaisir que m’apporte le fait de maintenir une relation sur respirateur artificiel!

De l'importance de prendre son temps après une rupture

Bien sûr il y aura un passage à vide, une période de solitude et le sentiment de manque reviendra en force. Cette peur est tellement importante que certaines personnes vont attendre d’avoir un nouveau partenaire avant de rompre avec le précédent. Comme la relation était devenue insatisfaisante, le nouveau partenaire sera choisi en fonction des opportunités, de l’attirance et de la projection qu’on en fait, et non en prenant le temps de bien le connaitre et de faire ce choix de façon réfléchie et réaliste… Quand on réalise que l’autre ne répond pas à nos attentes, on justifie, on s’apitoie, on se dispute mais on endure… en espérant un miracle. Dans cette situation l’échec est malheureusement probable et le cycle se perpétuera à l’infini à moins qu’on se décide à y mettre un terme.

Il est possible d’amoindrir cette situation, et même d’y mettre fin. Quand on est bien avec soi, l’autre devient un extra facultatif et non un besoin pour combler un manque. Quand les deux partenaires cherchent en l’autre un-e sauveur, une forme de distributeur de petits et grands bonheurs, les attentes risquent d’être lourdes pour les deux partenaires et le risque de déceptions et d’échec important.

Prendre soin de l’autre n’est pas facile quand on a soi-même des attentes très élevées! Chacun a alors l’impression qu’il donne plus qu’il ne reçoit, car il a donné dans le but de recevoir. Il a alors l’impression qu’il est floué, que l’autre l’a trompé et se fait bouffer.

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Conférence sur la dépendance affective

Blandine se déplace dans votre organisme pour éveiller et motiver vos membres.

Thèmes de conférences

Blandine Soulmana

Blandine Soulmana

Auteure et conférencière professionnelle

Qui est Blandine Soulmana ?

Arabe de par son père et européenne de par sa mère, Blandine a vécu une enfance extrême. Mariée à 15 ans et maman à l’adolescence, femme battue et emprisonnée, privée de son enfant, elle a su se reconstruire et partir à la conquête d'elle-même et du monde.

Depuis plus de 15 ans, Blandine est conférencière Québec. Ses conférences et consultations portent sur la résilience, l'importance de parler de sa souffrance, de développer son optimisme, de retrouver l'enthousiasme de vivre, d'arriver à pardonner et parfois de trouver le chemin pour se reconstruire.